Réduire les sacs plastiques: comment fait-on en Belgique?

//Réduire les sacs plastiques: comment fait-on en Belgique?

Il est nécessaire d’utiliser moins de sacs en plastique, tout le monde est d’accord. Mais les avis divergent grandement sur la manière dont nous pouvons atteindre cet objectif. Parce que la Flandre, Bruxelles et la Wallonie ont chacune une autre approche. Et un autre niveau d’ambition.

En Europe, nous utilisons chaque année 800 000 tonnes de sacs en plastique à usage unique. La durée de vie utile moyenne est exprimée en minutes, mais il faut des siècles avant qu’ils se décomposent. De cette manière, une énorme montagne de déchets est créée, qui exige une politique bien considérée pour la contrecarrer.

L’élaboration d’une telle politique incombe au ministre de l’Environnement. Notre pays en compte 3: un pour la Flandre, un pour Bruxelles et un pour la Wallonie. De plus, nous avons un ministre fédéral de l’environnement. À cause de toute cette fragmentation, il n’ya des approches ambiguës pour réduire l’utilisation de sacs en plastique. C’est pourquoi nous énumérons l’état des lieux par région.

La Flandre: beaucoup de bonne volonté, presque pas de lois

Les supermarchés ne donnent plus de sacs sortie de caisse en plastique gratuits à leurs clients. D’autres commerçants tels que les boulangers, les bouchers, les magasins de vêtements et les vendeurs du marché ne participent pas à cette action pour le moment. Mais le gouvernement flamand veut revenir à cela à partir de 2019.

Il n’y a pas encore de compromis politique sur une interdiction totale. Cependant, il existe des alternatives valables. Les autocollants sur les fruits et légumes seront éventuellement interdits, à moins qu’ils ne soient vraiment nécessaires, par exemple pour indique une date de péremption.

Bruxelles: politique ambitieuse

Au 1er septembre 2017, Bruxelles a interdit les sacs sortie de caisse en plastique légers pour usage unique. Un an plus tard, d’autres sacs jetables ont été ajoutés pour servir d’emballage pour les fruits, les légumes, les produits en vrac ou d’autres produits. Jusqu’à la fin du mois de février 2020, les commerçants peuvent toujours proposer des sacs contenant au moins 40% de matières d’origine biologique et compostables à la maison.

Jusqu’en 2025, ces sacs sont également autorisés pour les aliments humides ou les aliments contenant un liquide, tels que la viande ou le poisson. Ensuite, ils doivent être au moins à 60% d’origine biologique et compostables à la maison. Après 2030, les entrepreneurs sont obligés de proposer une alternative totalement durable. Les sacs réutilisables sont bien sûr toujours autorisés.

Wallonie: le leader belge

La région wallonne peut présenter les meilleurs chiffres. Après tout, les sacs en plastique à usage unique, quelle que soit leur épaisseur, sont totalement interdits. Les commerçants ne peuvent proposer que des sacs au moins 20 fois réutilisables, qui sont d’autant plus lavables, récupérables et recyclables.

Comme à Bruxelles, les sacs contenant au moins 40% de matières d’origine biologique et compostables à la maison constituent une exception jusqu’en mars 2020. Pour les aliments humides ou contenant un liquide, cette exception s’applique jusqu’en 2025. Les commerçants wallons doivent dès lors proposer une alternative ‘verte’ à partir de 2026.

Et dans le reste du monde?

Le Bangladesh et Haïti ont été les premiers pays à prendre des mesures pour limiter l’utilisation des sacs en plastique. Déjà en 2002, ils interdisaient des sacs jetables. L’île Maurice applique également une politique stricte depuis 2004: la production et l’utilisation de sacs en plastique ordinaire sont illégales. Quiconque enfreint la loi, s’expose à de lourdes amendes et même à une peine de prison. Seuls les sacs qui se biodégradent au cours d’une année sont autorisés.

La législation plastique la plus stricte est réservée au Kenya. Dans le pays africain, il est officiellement interdit d’utiliser, de produire ou d’importer des sacs en plastique. Quiconque utilise un sac en plastique, s’expose à une amende de 32 000 euros ou à une peine de quatre ans d’emprisonnement.

D’autres pays tels que le Maroc, le Mali, l’Afrique du Sud et certains États américains ont déjà limité l’utilisation du plastique. Aux Pays-Bas, vous payez une taxe supplémentaire pour les sacs en plastique depuis 2016. La France, l’Italie et, de fait, aussi l’Espagne, n’autorisent que les sacs compostables. Il est donc grand temps que toute la Belgique adopte également des politiques ambitieuses. En tant que pays parmi les plus prospères du monde, nous pouvons et devons faire mieux.

Les déchets plastiques constituent un énorme problème environnemental. C’est pourquoi The Compost Bag Company développe des produits alternatifs et 100% biodégradables, basés sur des matières premières renouvelables et naturelles. De cette façon, nous pouvons réduire la soupe de plastique.

2018-10-24T09:43:44+00:0024 octobre 2018|

Pannier